LA CULTURE EST LA PHASE PRINCIPALE DE LA PRODUCTION DE PLANTS DE POMME DE TERRE DE BRETAGNE.

 

 

PRODUIRE est le fruit d'un raisonnement qui se fait à l'échelle du système d'exploitation. Ainsi la gestion du parcellaire (à travers l'assolement et les rotations) est le premier pas vers la production d'un plant de qualité avec pour souci principal d'éviter des problèmes sanitaires liés à des rotations trop courtes ou à la présence de repousses de pomme de terre. Une rotation de 4 ans est respectée conformément au règlement technique officiel de la production de plant certifié. C'est à ce moment que le producteur fait également le choix des variétés et du plant qu'il va produire. Tout ce raisonnement préalable donne lieu à une déclaration de plantation permettant par la suite d'identifier des lots; un lot correspondant à une origine, une classe, une parcelle. A la parcelle, le producteur met ensuite en oeuvre toute une série d'opérations techniques nécessitant un matériel spécifique pour placer la culture dans des conditions optimales de croissance:

  • Préparation du sol dont la période est raisonnée en fonction de la structure du sol
  • Apport de fertilisants, raisonné selon les besoins de la culture, le sol et les antécédents culturaux
  • Développement de la technique de billonnage/tamisage
  • Plantation en billons ou en buttes.

Les interventions phytosanitaires commencent dès la plantation par le traitement du plant contre les maladies telles que le rhizoctone et la gale argentée, suivies quelques semaines plus tard par un désherbage pour éviter le phénomène de concurrence. Ensuite, tout au long du cycle une protection de la culture est assurée pour maintenir un bon état sanitaire.

Le défanage en fin de cycle permet de maîtriser le grossissement des tubercules et de limiter les risques de contaminations par diverses maladies (virus, mildiou, …).

La performance technique de la culture est conditionnée par un suivi rigoureux tout au long de la végétation de la part du producteur en collaboration avec son technicien de terrain. Ce suivi permet d'optimiser les différentes interventions et notamment une, essentielle en production de plants: l'épuration qui consiste à éliminer tous plants de pomme de terre pouvant nuire à la qualité in fine de la production (plantes chétives, malades, non conformes à la variété,...).

Lors de ces interventions, à tous les stades de la production, le producteur fait preuve d'une technicité de plus en plus accrue pour atteindre un objectif non seulement de rendement mais aussi de qualité.

Pour cela les producteurs bretons bénéficient d'un environnement de production particulièrement favorable au maintien de la qualité sanitaire (lien avec le terroir) et également de l'expérience acquises en production de plants depuis plusieurs décennies tout en modernisant leur appareil de production.

La performance technique de la culture est conditionnée par un suivi rigoureux tout au long de la culture de la part du producteur en collaboration avec son technicien de terrain. Ce suivi permet d'optimiser les différentes interventions et notamment l'épuration qui consiste à éliminer tous plants de pomme de terre pouvant nuire à la qualité de la production (plantes chétives, malades, non conformes à la variété. ..). Lors de ces interventions, à tous les stades de la production, le producteur fait preuve d'une technicité de plus en plus accrue pour atteindre un objectif non seulement de rendement mais aussi de qualité.

La qualité du plant de pomme de terre de Bretagne passe également par la phase de récolte/stockage suivant le principe du « Tout en douceur ». La principale opération concerne l'arrachage des tubercules au champ suivi d'une chaîne de stockage.

Là encore, de nombreuses innovations techniques et de plus en plus d'investissements en matériels spécifiques ont été réalisés ces dernières années :

  • Arracheuses simplifiées . trémies-déterreurs
  • Rouleaux épi erreurs . pré-calibreurs
  • Tables de visites
  • Tables de traitements
  • Bandes transporteuses et répartiteurs télescopiques

La règle lors de l'arrachage est d'éviter de blesser les tubercules. Toujours en collaboration avec son technicien de terrain, le producteur peut disposer aujourd'hui de « tubercules électroniques» permettant de diagnostiquer d'éventuelles anomalies au niveau du matériel d'arrachage et de toute la chaîne de mise en tas.

Le producteur met également tout en oeuvre pour obtenir une récolte propre (exempte de terre, de mottes de terre, de cailloux, de fanes, de tubercules pourris, coupés ou blessés). Les lots étant bien identifiés et séparés, le stockage se fait ensuite en cellules ventilées ou en caisses. L'objectif ici est de permettre le ressuyage et la cicatrisation des tubercules, étape indispensable avant d'envisager toute manipulation des tubercules et de passer au calibrage/conditionnement puis à la conservation.

Après une période de stockage minimale, la phase de Triage/Calibrage des pommes de terre débute en général en automne. Il s'agit pour le producteur de préparer la commercialisation de sa production tout en respectant les normes officielles en vigueur.

Le conditionnement se fait en sacs de 25 kg, 50 kg, big-bag, caisses palox, voire en vrac en fonction principalement de la destination. Là encore pour faciliter ces opérations exigeantes en temps et en main d'œuvre, diverses innovations sont apparues: peseuses automatiques, bancs-couseur, palettiseurs, remplisseurs de caisses et/ou de big-bag.

C'est généralement lors de cette phase de conditionnement que le producteur demande la certification de sa production. Plomber un sac de plant de pomme de terre c'est non seulement fermer un sac mais aussi y apposer un certificat phytosanitaire délivré par les agents du SOC.

Ce certificat ou "passeport phytosanitaire européen" garantit que les normes de qualité ont été ainsi respectées. Les modalités du contrôle et de la certification des plants de pomme de terre sont présentées sur le site "plantsdepommedeterr.org" mis en place par la F.N.P.P.P.T. (Fédération Nationale des Producteurs de Plants de Pomme de Terre) et le G.N.I.S. (Groupement National Interprofessionnel des Semences et Plants).

En Bretagne, l'accent a été mis ces dernières années sur cette phase de conservation. Ainsi de plus en plus de producteurs stockent les plants dans leur exploitation grâce à :

  • Des investissements adaptés, dans des bâtiments de conservation (ventilation, frigorifiques, régulation automatique,…).
  • Des compétences particulières dans la maîtrise des systèmes de conservation et notamment dans la gestion d'ambiance (température, hygrométrie, renouvellement d'air).

Lors de cette phase, le producteur maintient la qualité sanitaire de sa production et prépare physiologiquement les tubercules qui seront replantés chez d'autres producteurs de plants ou des producteurs de pomme de terre de consommation. C'est cette garantie de qualité (sanitaire et physiologique) qui permet par la suite d'assurer de bons rendements chez l'utilisateur de plans certifiés de Bretagne.