REPORTAGE bulletin Juin 2004
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Le palettiseur Un outil aux multimples avantages |
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PIONNIERS EN LA MATIÈRE, ANDRÉ ET RENÉ DONVAL DE LOCMÉLAR (29) |
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Conscients des avantages qu'apporterait un palettiseur à leur exploitation, les Donval ont commencé à réfléchir en 1999 aux différents critères que devait comporter l'outil. Ils sont ensuite rapidement passés à la concrétisation de leur projet par la recherche d'un constructeur.
"Nous avons contacté l'entreprise de constructions agricoles Guillerm à Lampaul-Guimiliau qui nous a mis en relation avec une toute jeune entreprise de mécanique, CapÉco à Landivisiau, explique René Donval. |
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Celle-ci cherchait justement quelque chose pour se lancer. Nous savions ce que nous vou lions, même en terme d'encombrement, de débit, de coût... Nous avons commencé à leur parler de notre projet au début de l'année 2000 et à la fin du mois d'août, nous faisions un essai r. Avant d'aller plus loin, CapÉco met une condition: il faut sept palettiseurs vendus pour qu'ils se lancent. Persuadés de l'intérêt d'un palettiseur, André et René Donval ont rapidement convaincu les sept producteurs nécessaires au lancement du projet. La palettisation automatique n'est, bien sûr, pas une innovation CapÉco. Ce qui est nouveau en revanche, c'est la rapidité de la maintenance. "/1 existait bien des palettiseurs hollandais, mais le problème, c'était la maintenance, poursuit André Donval. Avec un appareil hollandais, il faut attendre au moins 48 heures avant d'être dépanné. Avec CapÉco, la maintenance est assurée tout de suite. Dans l'heure qui suit notreappel, il y a au moins une ébauche de solution !". |
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Améliorer nos performances Pour les Donval, il s'agissait d'automatiser et d'améliorer les performances de l'exploitation. "Pour beaucoup de producteurs, c'est la manutention qui est un frein au développement de l'exploitation", note André Donval. Les avantages du palettiseur sont nombreux. Tout d'abord, grâce à cet investissement, les Donval ont augmenté les volumes conditionnés par jour. "On est passé de 25 à 50 tonnes par jour, à 3 ou 4 personnes", précise René Donval. En améliorant leur efficacité de travail, les producteurs ont pu augmenter leur surface cultivée en plant de pomme de terre: de 30 hectares en 2000, ils sont passés à 80 hectares. De plus, sans aucun doute,le palettiseur a amélioré leurs conditions de travail. "Maintenant, on peut dire que n'importe qui peut s'occuper de la palettisation ! De toute façon, on ne trouvait plus personne pour porter les sacs !", ajoute André Donval. |
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La production augmentée et les conditions de travail améliorées, les Donval ont pu consolider le travail d'un salarié six mois de l'année. "Avant, nous n'avions du travail pour ce poste que pour un ou deux jours par semaine. Depuis l'arrivée du palettiseur, nous avons embauché un salarié à mi-temps pour compléter notre équipe", précise René Donval. Enfin, le palettiseur a un intérêt commercial: les palettes sont parfaitement droites. "Au premier coup d’œil, le client apprécie
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notre travail, l'image est positive", ajoute René Donval. Le palettiseur correspond particulièrement bien au type d'exploitation des Donval: surface importante en plant de pomme de terre, orientation vers le grand export... Pourtant, René Donval considère cet investissement intéressant, voire bientôt indispensable, pour les exploitations dès 25 ou 30 hectares: "Pour l'instant, c'est encore les anciens qui forment les palettes. Mais quand il faudra les remplacer, on sera face à un problème: les jeunes ne voudront pas le faire et de toute façon, ils n'ont pas « le coup » pour cela !". Être réactifs Le conseil d'administration de Bretagne Plants analyse, chaque année, les points forts et les points faibles de la production bretonne. "Aujourd'hui, le point faible, c'est bien la manutention, explique René Donval. Investir dans un palettiseur, c'est l'occasion de se développer. Rappelons que l'on est plutôt en manque de marchandise vers l'export et qu'il faut que l'on soit réactif'. Auparavant, une multitude de producteurs répondaient aux marchés de l'export. Même sans beaucoup de rendement, à dix, les producteurs parvenaient à remplir rapidement un cargo. |
Mais depuis, le nombre de producteurs n'a cessé de diminuer"Quand on a un cargo à charger en une semaine, on n'a pas le choix: il faut réagir vite et être bien équipés l", ajoute André Donval. Un palettiseur représente un investissement de 42700 euros. "Pour notre part, nous avons investi 53500 euros car nous avons complété le palettiseur d'équipements: distributeur de palettes vides, filmeuse, transfert automatique de la palette pleine sur la filmeuse..., explique René Donval. On a ainsi un circuit complet. Le palettiseur n'est pas freiné par une autre tâche..." Chez les Donval, la personne en charge de la palettisation alimente la machine en sacs: il positionne les sacs vides, un à un, sous la peseuse. "Nous avons opté pour un banc couseur semiautomatique car l'automatique ne fonctionne pas avec les sacs en jute, très utilisés sur notre exploitation", complète René Donval. Par ailleurs, la personne en charge de la palettisation doit connaître un minimum du fonctionnement des machines."11 y a rarement des pannes qui justifient de faire appel au service après-vente. Toutefois, le palettiseur comprend de nombreux capteurs qui se bloquent dès qu'il y a trop de poussière. Ce n'est pas compliqué, mais il faut trouver le bon capteur pour le nettoyer à la soufflette", conclut René Donval. |
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Jean Pierre et Michel Mazé Pour les exploitations mixtes aussi ... |
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Les exploitations mixtes cherchent, elles aussi, à soulager le poste de manutention des plants de pomme de terre. Ainsi, jean-Pierre et Michel Mazé de Loc-Éguiner se sont équipés d'un palettiseur... Jean-Pierre et Michel Mazé ont investi dans un palettiseur il y a trois ans. "Au départ, nous pensions investir dans un banc couseur, explique Jean-Pierre Mazé. Nous sommes allés visiter l'installation d'André et René Donval à Locmélar. On s'est rapidement rendu compte que c'était plus facile de coudre des sacs que de les porter". Un banc couseur n'aurait pas beaucoup soulagé le travail des Mazé et ils ont donc décidé d'investir dans un palettiseur. L'exploitation des Mazé est tournée vers l'export. Les emballages utilisés sont les sacs de 50 kg (75 % des volumes), les big bags (25 %) et, pour une très faible quantité, les sacs de 25 kg. |
La production de plant de pomme de terre représente 45% du chiffre d'affaires de l'exploitation, le lait et la production de volaille de chair représentant respectivement 40 % et 15 %. L'exploitation n'est donc pas spécialisée exclusivement dans la production de plant. Le choix d'investir dans un palettiseur n'a donc pas été évident. "On ne trouve plus personne pour porter des sacs, regrette Jean-Pierre Mazé. Pendant deux ans et demi, nous avons eu un salarié à mi-temps. À son déPart, on n'a pas eu d'autre alternative". Le palettiseur des Mazé représente un investissement de près de 40000 euros. Ils ont bénéficié des subventions « équipements» du Conseil Régional et de l'Oniflhor à hauteur de 20% du montant total. Le palettiseur est utilisé d'octobre à décembre, soit environ 30 jours par |
an. "C'est un investissement élevé, mais c'est notre santé qui est en jeu l", ajoute Jean-Pierre Mazé. Comme les Donval, Jean-Pierre et Michel Mazé apprécient les améliorations des conditions de travail apportées par le palettiseur. Outre le soulagement du travail, les Mazé évoquent également la vitesse de travail. "On a amélioré notre efficacité de travail. On a donc pu augmenter notre surface de Plant", explique Jean-Pierre Mazé. De 10 hectares en 1997, l'exploitation comporte aujourd'hui 20 hectares de plant de pomme de terre. Les débuts du palettiseur ont été difficiles chez les Mazé :"On a eu des problèmes au niveau des courroies, mais c'est aujourd'hui réglé". Par ailleurs, les producteurs considèrent que des améliorations sont encore possibles: "Les capteurs sont très sensibles à la poussière. On pourrait peut-être imaginer un système de soufflettes automatiques sur les capteurs... On est égaiement obligé de vérifier si les sacs sont bien posés". Malgré ces inconvénients, les Mazé sont globalement satisfaits de leur installation. "D'autant plus que les palettes sont mieux faites l", ajoute Jean-Pierre Mazé... . |
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